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Glovo, Yassir, Kooul : trois tablettes, un seul stock

Chaque plateforme pose sa tablette sur votre comptoir, et aucune ne parle à votre caisse. Le vrai problème n’est pas le bruit, c’est que votre stock et votre marge cessent d’être justes. Voici la routine qui les remet d’aplomb.

Par BelloCommerce

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Trois plateformes, trois tablettes, trois sonneries différentes, et une seule cuisine qui doit suivre. Le désordre est visible, mais ce n’est pas lui qui coûte cher : le vrai problème est que aucune de ces commandes ne sort de votre stock et aucune n’entre dans vos totaux. Au bout d’un mois, votre inventaire est faux et votre marge est une estimation. Voici pourquoi, et la routine qui remet les deux d’aplomb sans acheter quoi que ce soit.

Livraison de repas : plusieurs plateformes, une seule cuisine
Livraison de repas : plusieurs plateformes, une seule cuisine.

En bref

  • Le bruit n’est pas le problème. Le problème est que les plateformes ne décrémentent pas votre stock.
  • Une vente livrée n’a pas la même marge qu’une vente en salle : la commission s’ajoute au coût matière.
  • Saisissez les commandes plateformes dans votre caisse, même après coup. C’est ce qui garde un seul stock.
  • Créez un canal « livraison » pour les distinguer, sinon vos meilleures ventes en salle sont fausses.
  • BelloPOS ne s’intègre à aucune plateforme. Nous le disons franchement, et nous donnons la méthode manuelle qui marche.

Ce que la tablette casse vraiment

Trois dégâts, et seul le premier se voit depuis le comptoir. Les deux autres ne se découvrent qu’à l’inventaire ou en fin de mois.

Ce qui se passeLa conséquence immédiateCe que cela coûte plus tard
La commande arrive sur la tabletteQuelqu’un la recopie ou la retient de tête.Des erreurs de préparation, et rien qui prouve ce qui a été commandé.
La cuisine sort le platLes ingrédients quittent la réserve.Le stock théorique ne bouge pas : l’écart grandit à chaque service.
La plateforme encaisse le clientVous ne voyez ni le paiement, ni le client.Votre chiffre du jour est incomplet, et le rapprochement de caisse devient impossible.
La commission est prélevéeVous êtes payé plus tard, net.La marge par plat n’est plus celle de votre fiche technique.
Trois plateformes en parallèleTrois écrans à surveiller pendant le coup de feu.Des ruptures non anticipées : vous vendez ce que vous n’avez plus.

La ligne la plus coûteuse est la deuxième. Un stock qui ne bouge pas quand la marchandise part est un stock qui ment, et il ment de plus en plus fort chaque semaine. Tout ce que vous construisez dessus, seuils de réassort, marges, commandes fournisseurs, hérite de l’erreur.


Ce que change réellement une vente livrée

Quatre différences avec une vente en salle. Aucune n’est un détail.

  • La commission : La plateforme prélève un pourcentage sur chaque commande, fixé dans votre contrat. Il varie selon la plateforme, la ville et ce que vous avez négocié, donc nous ne publions aucun taux ici : sortez votre contrat, c’est le seul chiffre qui vous concerne.
  • Le prix affiché : Beaucoup de restaurants pratiquent un prix livraison différent du prix salle pour absorber la commission. C’est légitime, mais cela veut dire que le même plat existe à deux prix, et votre caisse doit le savoir.
  • L’emballage : Barquette, sac, couverts, étiquette : un coût par commande qui n’existe pas en salle et qui ne figure dans aucune fiche technique faite pour la salle.
  • Le client : Il appartient à la plateforme, pas à vous. Vous ne pouvez ni le rappeler ni le fidéliser directement, ce qui change complètement ce que vaut une commande livrée par rapport à un habitué.

Additionnez commission et emballage, puis reprenez le calcul de vos https://blog.bellocommerce.com/food-cost-restaurant/ : le food cost d’un plat livré est mécaniquement plus élevé que celui du même plat servi en salle. Un plat rentable à table peut être neutre en livraison, et un plat déjà juste peut y perdre de l’argent.

La routine qui garde un seul stock

Elle est manuelle et elle prend dix minutes par service. C’est moins cher qu’un inventaire faux, et cela fonctionne sans aucune intégration.

  1. Créez vos plats en double dans la caisse, ou créez un canal « livraison » si votre logiciel le permet, avec le prix réellement affiché sur la plateforme.
  2. Saisissez chaque commande plateforme dans la caisse, au moment où elle est préparée si le service le permet, sinon en bloc à la fermeture, tablette en main.
  3. Encaissez-les sur un mode de paiement dédié, par exemple « Glovo » ou « Yassir », et non en espèces : votre tiroir doit rester comptable de ce qu’il contient réellement.
  4. Rapprochez une fois par semaine le relevé de chaque plateforme avec le total de son mode de paiement dans votre caisse. Les écarts se trouvent tant qu’ils sont petits.
  5. Notez la commission une fois par mois, à réception du virement, comme un coût de vente et non comme une remise.
  6. Relisez vos meilleures ventes par canal. Le classement salle et le classement livraison ne sont presque jamais les mêmes.

À l’étape 3, le mode de paiement dédié est ce qui sauve la clôture : sans lui, une commande livrée gonfle votre fond de caisse théorique et vous cherchez un écart qui n’existe pas.

Une tablette par plateforme : le comptoir se remplit, le stock ne suit pas
Une tablette par plateforme : le comptoir se remplit, le stock ne suit pas.

À dire clairement : nous n’avons pas d’intégration

BelloPOS ne se connecte à aucune plateforme de livraison. Les commandes n’arrivent pas toutes seules dans la caisse et il faut les saisir. Nous préférons l’écrire plutôt que de vous le laisser découvrir après l’achat. Si la réception automatique des commandes est votre besoin numéro un, choisissez une solution qui l’annonce et vérifiez-la en démonstration, sur vos plateformes, avant de signer. Ce que BelloPOS vous donne ici, c’est un stock et des rapports justes une fois la saisie faite, et cela sans abonnement et sans connexion.

Le contexte marocain

La livraison a changé beaucoup de restaurants de quartier plus vite que leur outillage. Une cuisine qui faisait trente couverts en salle peut en faire autant en livraison sans avoir rien changé à sa gestion, et c’est précisément là que l’écart de stock s’installe. Ajoutez la saisonnalité du Ramadan, où le volume livré explose sur quelques heures, et un inventaire déjà faux devient ingérable.

Deuxième réalité : la coexistence des canaux. Beaucoup d’établissements prennent aussi des commandes par téléphone et par WhatsApp, sans passer par aucune plateforme. Traitez-les exactement comme les autres : un canal, un mode de paiement, une saisie. Un canal non saisi est un canal invisible, et un canal invisible finit toujours par se voir dans l’inventaire.

Ce qu’il faut vérifier dans votre contrat

Cinq points, à relire avant de discuter de logiciel.

  • Le taux de commission et ce sur quoi il s’applique : le total avec ou sans frais de livraison.
  • Le délai de versement et sa fréquence.
  • Qui supporte l’annulation et la commande non récupérée.
  • Le prix affiché : avez-vous le droit d’appliquer un prix livraison différent du prix salle ?
  • Les données client : ce que vous récupérez, ce que vous n’avez pas le droit d’utiliser.

Les erreurs à éviter

  • Ne pas saisir les commandes livrées. Le stock devient faux, et tout ce qui en dépend aussi.
  • Les encaisser en espèces dans la caisse, ce qui rend la clôture impossible à rapprocher.
  • Utiliser le prix salle pour une commande livrée dont le prix plateforme est différent.
  • Oublier l’emballage dans le coût d’un plat livré.
  • Juger la livraison sur le chiffre d’affaires. Regardez la marge après commission, c’est un autre classement.

Questions fréquentes

Comment centraliser les commandes de plusieurs plateformes ?

Sans intégration, la méthode qui fonctionne est la saisie : chaque commande arrivée sur une tablette est ressaisie dans la caisse, sur un canal et un mode de paiement dédiés à cette plateforme. Cela prend quelques minutes par service et garde un seul stock, un seul historique et des rapports justes.

Pourquoi mon stock est-il faux depuis que je livre ?

Parce que les plateformes ne décrémentent pas votre stock. La marchandise sort de la réserve mais aucune vente n’est enregistrée dans votre caisse, donc le stock théorique reste inchangé. L’écart grandit à chaque service jusqu’à rendre les seuils de réassort inutilisables.

BelloPOS s’intègre-t-il à Glovo ou Yassir ?

Non. BelloPOS ne se connecte à aucune plateforme de livraison : les commandes doivent être saisies. Nous le disons plutôt que de le laisser découvrir. En revanche, une fois saisies, elles alimentent le même stock, le même historique et les mêmes rapports que vos ventes en salle.

Faut-il un prix différent en livraison ?

Beaucoup de restaurants le font pour absorber la commission et le coût d’emballage. Vérifiez d’abord ce que votre contrat autorise, puis calculez : reprenez le coût matière du plat, ajoutez l’emballage, appliquez la commission, et regardez ce qu’il reste. C’est ce calcul qui décide, pas une règle générale.

Comment savoir si la livraison est rentable ?

Comparez la marge après commission et emballage, plat par plat, avec la marge du même plat en salle. Le classement des meilleures ventes par canal est presque toujours différent, et c’est lui qui vous dit quels plats mettre en avant sur les plateformes et lesquels garder pour la salle.

À retenir

Les trois tablettes ne sont pas le problème, elles en sont le symptôme. Le problème est qu’un canal non saisi ne laisse aucune trace dans votre stock ni dans vos totaux. Tant qu’une intégration n’existe pas, la saisie manuelle avec un canal et un mode de paiement dédiés est ce qui vous rend un inventaire juste, une clôture qui tombe et une marge par plat vraie. Dix minutes par service, contre un inventaire faux toute l’année.

Un stock juste, tous canaux confondus

BelloPOS garde un stock unique, des modes de paiement que vous définissez et des rapports par canal, sur le PC du restaurant et sans connexion. Le module restaurant ajoute le plan de salle et l’écran de cuisine.

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