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Codes-barres EAN et GTIN : en avez-vous vraiment besoin ?

La plupart des commerces n’ont jamais besoin d’acheter un code-barres. Voici la différence entre un code officiel et un code interne, quand l’un devient obligatoire, et comment imprimer l’autre vous-même.

Par BelloCommerce

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Voici la réponse avant la question : si vous revendez des produits déjà emballés, vous n’avez aucun code-barres à acheter. Ils en portent déjà un, et il vous suffit de le scanner. On achète un code officiel pour vendre ailleurs que chez soi, pas pour vendre chez soi. Voici la différence entre un code officiel et un code interne, et comment fabriquer le second en trente secondes.

Code-barres EAN sur un produit en rayon
Code-barres EAN sur un produit en rayon.

En bref

  • Un GTIN est le numéro, un EAN-13 est le dessin qui l’encode. On parle souvent des deux comme d’une même chose.
  • Les produits emballés en ont déjà un. Scannez-le, n’en créez pas un autre.
  • Un code interne suffit pour le vrac, l’artisanat, le reconditionné et tout ce qui ne sort pas de votre magasin.
  • Achetez un code officiel auprès de GS1 uniquement si vous voulez vendre en grande surface, sur une place de marché en ligne ou à l’export.
  • N’inventez jamais un numéro qui ressemble à un EAN : il appartient peut-être déjà à quelqu’un.

Trois mots, trois choses différentes

La confusion vient de ce que le vocabulaire mélange un numéro, une image et un organisme. Une fois séparés, tout devient simple.

Le termeCe que c’estCe que ça change pour vous
GTINLe numéro d’identification du produit, unique dans le monde entier.C’est l’identité du produit, indépendamment de la façon dont on l’imprime.
EAN-13La représentation en barres de ce numéro, celle que la douchette lit.C’est ce que vous voyez sur l’emballage. Treize chiffres en Europe et au Maroc.
UPCL’équivalent nord-américain, sur douze chiffres.Vos douchettes le lisent aussi. Fréquent sur les produits importés des États-Unis.
GS1L’organisation qui attribue les préfixes d’entreprise dans chaque pays.C’est à elle qu’on s’adresse pour un code officiel, et seulement si on en a besoin.
Code interneUn numéro que vous créez vous-même pour votre usage.Gratuit, immédiat, et parfaitement suffisant à l’intérieur de votre commerce.

Retenez la dernière ligne. Un code-barres n’a pas besoin d’être officiel pour fonctionner : la douchette lit des barres, elle ne vérifie rien auprès de personne. Ce que l’officiel garantit, c’est l’unicité du numéro en dehors de chez vous.


Les deux seules situations qui existent

Regardez votre marchandise et rangez-la dans l’une des deux. La réponse à « faut-il acheter un code » en découle directement.

  • Le produit porte déjà un code-barres : C’est le cas de tout ce qui est industriel et emballé. Ne créez rien : scannez le code existant au moment de créer la fiche produit, et il devient l’identifiant de cet article chez vous. Créer un deuxième code pour le même produit est la source d’erreur la plus fréquente en stock.
  • Le produit n’a pas de code : Vrac, découpe, artisanat, import sans étiquette, préparation maison, articles reconditionnés. Vous générez un code interne depuis votre logiciel, vous imprimez l’étiquette, vous la collez à la réception. L’article devient scannable comme les autres, sans rien acheter à personne.

Il n’existe pas de troisième cas dans un commerce de détail. La question du code officiel ne se pose que lorsque le produit doit être reconnu par le système d’information de quelqu’un d’autre.

Fabriquer et imprimer vos propres étiquettes

Cinq étapes, une seule fois à comprendre, puis c’est une routine de réception.

  1. Créez la fiche produit avec son nom, son prix de vente et son prix d’achat.
  2. Générez le code interne depuis le logiciel plutôt que d’inventer un numéro à la main : il garantit qu’aucun de vos articles ne partage le même code.
  3. Choisissez le format d’étiquette que vous achetez déjà, et réglez-le une fois dans les paramètres d’impression.
  4. Imprimez la planche et collez les étiquettes au moment de la réception, jamais plus tard : une marchandise mise en rayon sans étiquette n’en recevra jamais.
  5. Vérifiez en scannant une étiquette au hasard avant de ranger le reste du carton.

Pour les produits vendus au poids, l’étiquette imprimée par la balance contient déjà le prix et parfois le poids dans le code lui-même. Vérifiez que votre caisse sait lire ce format avant d’organiser tout votre rayon frais autour.

Imprimer ses propres étiquettes : la réponse pour le vrac et l'import
Imprimer ses propres étiquettes : la réponse pour le vrac et l’import.

Ne recyclez jamais un numéro d’un autre produit

Deux mauvaises habitudes coûtent cher plus tard. La première est de réutiliser le code-barres d’un produit similaire, par exemple coller l’étiquette d’un parfum sur un autre format du même parfum : votre stock devient faux et vous ne saurez jamais lequel des deux se vend. La seconde est d’inventer un numéro à treize chiffres qui ressemble à un EAN : il peut appartenir à un vrai produit, et le jour où vous en recevez un, les deux se confondent dans votre catalogue.

Le cas marocain : import, vrac et grande distribution

Une grande partie de la marchandise vendue au Maroc arrive sans code exploitable : import en gros, sacs ouverts et repesés, artisanat, textile à la pièce, produits frais préparés sur place. C’est précisément la situation où l’étiquette interne fait toute la différence, parce que sans elle il n’y a ni scan, ni inventaire rapide, ni suivi de marge fiable. L’étiqueteuse est donc un achat plus rentable que l’écran tactile, et beaucoup moins cher.

Le code officiel devient nécessaire dans un seul scénario, mais un scénario réel : vous fabriquez ou conditionnez un produit sous votre propre marque et vous voulez le vendre en grande surface, sur une place de marché en ligne ou à l’export. Là, l’acheteur exigera un GTIN officiel, parce que c’est son système à lui qui doit reconnaître votre article. Adressez-vous alors à l’organisation GS1 de votre pays pour connaître les conditions et le tarif en vigueur : ils varient selon le pays et selon la taille de l’entreprise, et nous ne les reproduisons pas ici pour ne pas publier un montant périmé.

Quand acheter un code officiel : la liste

Si aucune de ces lignes ne vous concerne, gardez votre argent.

  • Vous voulez référencer votre produit en grande surface.
  • Vous vendez sur une place de marché en ligne qui exige un GTIN pour créer la fiche.
  • Vous exportez, ou vous vendez à des distributeurs qui revendent à leur tour.
  • Vous fabriquez sous votre marque et voulez que le produit soit identifiable partout, pas seulement chez vous.
  • Sinon : code interne, imprimé par vous, et le sujet est clos.

Les erreurs à éviter

  • Créer un second code pour un produit qui en a déjà un. Vous dédoublez la ligne de stock.
  • Inventer un numéro à treize chiffres au lieu de laisser le logiciel en générer un.
  • Étiqueter plus tard. Ce qui part en rayon sans étiquette n’en aura jamais.
  • Acheter un préfixe officiel pour un usage interne : vous payez pour une unicité mondiale dont vous n’avez pas l’usage.
  • Coller la même étiquette sur deux formats du même produit, ce qui rend la marge incalculable.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un GTIN et un EAN ?

Le GTIN est le numéro qui identifie le produit ; l’EAN-13 est la représentation en barres de ce numéro, celle que lit la douchette. Dans la conversation courante on emploie les deux mots pour la même chose, mais l’un est l’identité et l’autre son impression.

Faut-il acheter un code-barres pour vendre dans son magasin ?

Non. Les produits emballés en portent déjà un, qu’il suffit de scanner. Pour tout ce qui n’en a pas, un code interne généré par votre logiciel et imprimé sur étiquette suffit parfaitement : la douchette lit des barres, elle ne vérifie l’origine du numéro auprès de personne.

Quand faut-il un code officiel GS1 ?

Uniquement lorsque votre produit doit être reconnu en dehors de votre commerce : référencement en grande surface, vente sur une place de marché en ligne qui l’exige, export, ou distribution par des revendeurs. Renseignez-vous alors auprès de l’organisation GS1 de votre pays pour les conditions et le tarif à jour.

Comment créer un code-barres pour un produit en vrac ?

Créez la fiche produit, laissez le logiciel générer le code, imprimez l’étiquette au format que vous utilisez et collez-la à la réception. BelloPOS génère et imprime ces étiquettes directement, y compris dans la version gratuite.

Peut-on réutiliser le code-barres d’un autre produit ?

Non, et c’est l’erreur la plus coûteuse en gestion de stock. Deux articles qui partagent un code deviennent un seul article dans votre catalogue : les quantités s’additionnent, les marges se mélangent, et vous ne savez plus lequel se vend réellement.

À retenir

Posez-vous une seule question : ce produit doit-il être reconnu en dehors de mon magasin ? Si la réponse est non, ce qui est le cas de l’immense majorité des commerces de détail, un code interne imprimé par vous fait exactement le même travail et ne coûte rien. Gardez l’achat d’un préfixe officiel pour le jour où vous mettrez votre propre marque en rayon chez quelqu’un d’autre.

Sources

Les chiffres et les règles cités ci-dessus viennent de ces pages, consultées à la date indiquée dans l’article.

Générez et imprimez vos étiquettes

BelloPOS crée un code-barres pour chaque produit qui n’en a pas et imprime vos planches d’étiquettes au format que vous achetez déjà. Compatible avec toute douchette USB ou Bluetooth. Licence Lite gratuite à vie.

Pour aller plus loin

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