Commerce au MarocFacturationGestion de stockGuides & comparatifs

Facturation pour grossiste et distributeur : du bon de commande au règlement

Tarifs clients, commandes en volume, livraisons partielles, factures, crédit, règlements et export comptable dans un flux vérifiable.

Par BelloCommerce

·

Un grossiste ne facture pas seulement beaucoup de lignes : il doit préserver le tarif accepté, la quantité commandée, ce qui a réellement été livré, ce qui reste à livrer, l’échéance et chaque règlement. Quand une commande de 500 unités part en trois camions, une facture globale créée trop tôt ou trois factures ressaisies à la main rendent les écarts presque certains. La méthode robuste relie bon de commande, préparation, bons de livraison, facture ou factures selon l’accord, crédit client et export comptable, avec une référence stable à chaque étape.

Commande préparée chez un grossiste ou distributeur
Commande préparée chez un grossiste ou distributeur.

En bref

  • Figez le prix client, la remise, l’unité, le minimum et la validité sur la commande acceptée.
  • Un bon de livraison constate ce qui est remis ; le reliquat reste visible au lieu de disparaître.
  • Décidez si vous facturez chaque livraison, une période ou la commande finale, puis appliquez la même règle.
  • Le crédit client suit factures, échéances, règlements partiels et solde ; il n’est pas le total des commandes ouvertes.
  • BelloPOS Pro couvre la chaîne de documents et les exports comptables ; Go couvre achats, factures de vente et crédit sans le hub complet.

1. Les nombres qui ne doivent jamais être confondus

Une commande ouverte porte au moins quatre quantités. Gardez-les séparées pour que commercial, dépôt, livreur, client et comptable parlent de la même chose. Notre guide sur les commandes et livraisons approfondit le contrôle opérationnel.

QuantitéQuestionExemple sur 500
CommandéeQu’a accepté le client ?500 cartons
Réservée ou affectéeQu’avez-vous réellement mis de côté ?300, selon votre procédure
LivréeQu’a signé ou reçu le client ?200 + 100 + 150 = 450
Restant à livrerQuel engagement demeure ?50 cartons
FacturéeQuelle quantité porte une facture émise ?450 si facturation à la livraison
PayéeQuel montant de facture a été réglé ?Une valeur, pas une quantité de commande

Le stock « disponible » n’est pas forcément réservé au client. Si votre outil ne réserve pas par commande, organisez une zone physique, un statut ou un contrôle manuel explicite. Ne laissez pas le commercial promettre 500 parce que l’écran affiche 500 alors que 300 sont déjà engagées ailleurs.


2. Tarifs clients et conditions de vente

Le volume ne justifie pas un prix impossible à expliquer. Écrivez la base de chaque avantage sur la version acceptée.

  • Unité : Pièce, carton, palette, kilogramme ou pack. Le prix et la quantité doivent utiliser la même unité, avec conversion claire si nécessaire.
  • Palier : Prix à partir de 10, 50 ou 100 unités, ou remise négociée. Dites ce qui arrive si la quantité finale livrée descend sous le palier.
  • Validité : Durée du tarif et conditions de révision, particulièrement pour l’import ou les matières volatiles. Une commande acceptée ne doit pas être réécrite unilatéralement.
  • Transport : Inclus, facturé, franco à partir d’un seuil ou par zone. Gardez la ligne et la règle lisibles.
  • Paiement : Comptant, acompte, échéance, plafond et moyen. Une limite de crédit est un contrôle interne, pas une garantie de paiement.
  • Retour : Délai, état, autorisation et effet sur stock et avoir selon les règles applicables. N’accordez pas un crédit sans pièce liée.

Une fiche client doit afficher les coordonnées, le prix ou la remise autorisée, la limite de crédit et les échéances, avec des permissions pour les exceptions. Le suivi des indicateurs doit distinguer chiffre d’affaires, marge et encaissement : vendre davantage à crédit peut améliorer le premier et détériorer la trésorerie.

3. Exemple de livraison partielle

Supposons une commande BC-2048 de 500 cartons à 180 DH, livrée en trois fois. Les montants illustrent le rapprochement avant taxes et ne fixent aucun traitement fiscal.

  1. La commande acceptée fixe 500 cartons, 180 DH par carton, trois adresses possibles, transport et échéance.
  2. Le dépôt prépare 200 cartons. BL-810 indique 200 et le client confirme la réception.
  3. La deuxième sortie BL-827 porte 100 cartons. Le reliquat de commande passe à 200.
  4. La troisième sortie BL-842 porte 150 cartons. Le total livré est 450 et 50 restent ouverts ou font l’objet d’un accord d’annulation.
  5. Si la règle convenue est une facture par livraison, chaque BL produit sa facture liée. Si une facture récapitule plusieurs BL, elle les cite et ne dépasse pas les quantités livrées.
  6. Le client règle partiellement. Chaque paiement est affecté à la ou aux factures, et le relevé montre dates, débits, crédits et solde.
  7. En fin de période, ventes, avoirs et règlements sont exportés dans le format attendu par la fiduciaire, avec contrôle d’équilibre.
PièceQuantitéValeur avant taxesReliquat commande
BL-81020036 000 DH300
BL-82710018 000 DH200
BL-84215027 000 DH50
Total livré45081 000 DH50

Le bon de commande n’est pas une créance client et le bon de livraison n’est pas automatiquement une facture. Le crédit naît de la pièce financière et de son échéance. Si 50 cartons sont annulés, gardez l’accord ; ne modifiez pas la commande historique pour faire croire qu’elle portait 450 dès le départ.

Contrôle d'un bon de commande et d'une livraison partielle
Contrôle d’un bon de commande et d’une livraison partielle.

Réservation, tournée et EDI : limites à vérifier

BelloPOS gère stock, achats, commandes, livraisons, factures, crédit et exports. Les pages vérifiées ne promettent pas un système avancé d’allocation de stock par commande, d’optimisation de tournées, de preuve de livraison mobile géolocalisée ni un EDI avec chaque grande surface. Testez ces besoins séparément au lieu de les déduire du mot distributeur.

4. Comment BelloPOS gère ce travail

Go ajoute aux fonctions de caisse les achats fournisseurs, factures exportées, crédit client, relevés, rôles, journal d’activité, sauvegardes et analytique. Pour un petit grossiste qui prend les commandes hors système et facture depuis les ventes, ce niveau peut suffire, à condition de contrôler les livraisons par sa procédure.

Pro ajoute devis, bons de commande, bons de livraison, factures et avoirs avec conversion et historique liés. Il ajoute également le pont comptable : journaux des ventes, achats et trésorerie, grand livre, TVA et exports XLSX, CSV, PDF, Sage ou audit type FEC selon la page produit.

Le crédit client de Go et Pro suit limite, carnet, règlements et relevés. Il ne remplace ni l’analyse du risque ni le recouvrement. Comparez les forfaits et leur paiement unique sur la page tarifs, puis simulez une commande réellement livrée en trois fois.

5. Contrôle hebdomadaire du distributeur

Une courte revue croise engagements commerciaux, marchandises, factures et cash.

ListeÀ rapprocherAnomalie typique
Commandes ouvertesCommandé moins livré ou annuléReliquat oublié
PréparationAffecté contre disponible physiqueDouble promesse
LivraisonsBL, signature et factureBL non facturé ou facturé deux fois
CréditFactures échues, paiements et avoirsRèglement non affecté
MargePrix de vente contre coût reçuAncien coût après hausse fournisseur
ComptabilitéJournaux, TVA et équilibreExport incomplet ou période chevauchée

Les erreurs à éviter

  • Confondre commande ouverte et chiffre d’affaires facturé.
  • Facturer 500 après n’en avoir livré que 450 sans accord correspondant.
  • Modifier la commande acceptée au lieu de garder les livraisons et reliquats.
  • Appliquer un palier sans unité ni quantité minimale explicite.
  • Compter un règlement global sans l’affecter aux factures.
  • Promettre du stock déjà engagé pour un autre client.
  • Laisser un commercial dépasser la limite de crédit sans trace.
  • Exporter la comptabilité avant de rapprocher avoirs et paiements.

Questions fréquentes

Peut-on facturer une livraison partielle ?

Oui selon l’accord et la méthode de facturation retenue. La facture doit rester cohérente avec les quantités livrées ou le fait générateur validé, et citer les pièces utiles.

Le bon de livraison remplace-t-il la facture ?

Non. Il constate la remise des marchandises ; la facture porte la créance et les mentions de facturation. Gardez-les liés sans les confondre.

Comment suivre les 50 unités restantes ?

Conservez le reliquat sur la commande avec son statut, son délai ou l’accord d’annulation. Ne modifiez pas l’historique pour masquer la différence.

Le crédit client est-il le montant des commandes ?

Non. Il doit refléter les débits et crédits financiers, notamment factures, avoirs et règlements. Une commande non facturée reste un engagement commercial.

Quel forfait BelloPOS convient à un distributeur ?

Pro pour le flux complet commande-livraison-facture et les exports comptables. Go peut suffire pour achats, factures de vente et crédit si les commandes sont gérées autrement.

BelloPOS optimise-t-il les tournées de livraison ?

Ce n’est pas une fonction promise dans le périmètre vérifié. Utilisez un outil ou une procédure logistique adapté si l’optimisation de tournée est indispensable.

À retenir

La facturation de gros devient fiable quand chaque chiffre garde son nom : commandé, affecté, livré, facturé, payé et restant. Les documents liés empêchent la ressaisie, mais la règle de facturation, la réservation physique et le contrôle du crédit restent des décisions d’exploitation. Commencez par une commande réelle avec livraison partielle ; si le système peut l’expliquer de bout en bout au client, au dépôt et à la fiduciaire, il peut soutenir votre croissance sans cacher les reliquats.

Sources

Les chiffres et les règles cités ci-dessus viennent de ces pages, consultées à la date indiquée dans l’article.

Reliez commande, livraisons, factures et règlements

Testez le hub Documents et le crédit client BelloPOS avec une vraie commande partielle avant de choisir Go ou Pro.

Pour aller plus loin

D’autres guides pratiques sur le même sujet :